Les quatre paladins déposèrent le cercueil de frère Mercier devant l’autel. Aussitôt les lourdes cloches de la cathédrale de Camelot résonnèrent et le cœur des moines s’éleva dans la nuit.
« Mes chers frères, nous voici tous réunis pour prier pour notre frère, tragiquement décédé lors d ‘une chute dans notre Eglise de Vetusta. Frère Mercier était un exemple pour notre Eglise et fut sans aucun doute l’un des plus grand exorciste... »
Assis au premier rang des moines, frère Damien ne put retenir une larme. Il se souvint de la première fois qu’il avait discuté avec frère Mercier, lorsque ce dernier lui avait montré le livre : sa couverture en cuir s’ornait d’un titre en lettre de sang « La malédiction infernale ». Ce livre, écrit par frère Mercier, racontait les délires d'une jeune fille possédée par les démons, lors des séances d'exorcisme qu’il avait réalisées. Frère Damien se souvenait parfaitement des passages ou la fille décrivait dans sa folie des choses abjectes et inquiétantes :
Chapitre 1 :
Parvenu au summum de la jouissance, un râle d'extase s'échappa des lèvres du Paladin Roland de Percicour. Il se laissa tomber sur le lit à coté de la jeune fille qui venait de lui offrir son corps et de lui faire vivre des ébats d'une telle intensité qu'il en était fourbu et repu, lui qui se croyait insatiable dans ce domaine. Rassemblant ses esprits, il promena son regard sur la chambre de la bougresse et soudain un flash lui traversa l'esprit : que faisait-il la ? N'était-il pas parti il y a quelques heures avec trois compagnons dans les abysses pour détruire.... Sa tête lui semblait lourde et il avait du mal a rassembler ses pensées... Soudain les murs de la chambres semblèrent vaciller, de même que l'ensemble du décor... Il ne voyait plus qu'une immense caverne, le lit douillet n'était plus qu'un amoncellement des restes des cadavres de ses trois compagnons. Sombrant à moité dans la folie, il tourna la tête vers la gamine a côté de lui, et la vit nue, encore maculée des restes de leur nuit orgiaque, deux grandes ailes violettes plantées dans le dos.
"Nahemah..."
Il n'eut pas le temps d'en dire plus, la lourde hache décapitant sa tête et l'envoyant rouler dans la pièce, telle un fétu de paille. Nahémah émit un semblant de sourire...
Chapitre 2 :
Le chevalier Gontrand de Parmilles enjamba le cadavre du jeune thaumaturge, dont l’expression du visage traduisait un sentiment d’horreur indicible. C’était déjà le cinquième cadavre qu’ils avaient trouvé dans le jardin bordant cette petite demeure. Après une brève hésitation, il abaissa le bras, donnant le signal convenu pour l’attaque. Aussitôt les 8 paladins investirent la petite demeure. Gontrand défonça la porte donnant sur la cave et réalisa au même moment qu’il était en danger. Il n’eut pas le temps de se retourner, une fine lame se plongeant dans le défaut de son armure à plaque. Il poussa un rugissement « Argh.. elle m’a eut... A moi les braves... » mais déjà le poison faisait effet et engourdissait son corps, réduisant sa force et sa constitution et l’empêchant d’agir. Les autres paladins accoururent à son secours et parvinrent non sans mal à maîtriser son agresseur. C’était une jeune adolescente toute de noir vêtue qui hurlait des mots inconnus et dont le regard exprimait un mélange de haine et de folie à vous glacer le sang.
Les hommes chargèrent la fille dans la charrette, et, ayant vérifié que le blessures du chevalier Gontrand de Parmilles ne menaçaient pas sa vie, se dirigèrent vers l’église de Vetusta, ou Je (Frère Mercier) les attendaient, ayant commandité cet enlèvement.
Chapitre 3 :
Après trois jours d’interrogatoires et d’exorcisme, je parvint enfin à dénouer les fils de cette intrigue. Depuis 2 ans, une centaine de jeunes albionais avaient été frappés à mort, le plus souvent par une fine lame empoisonnée, avec comme point commun ce sentiment d’horreur sur leur visage et l’extrême blancheur de leur visage, comme si leur sang avait été ôté de leur corps. Tout semblait indiquer que cette jeune albionaise était responsable de ces crimes odieux : c’est pourquoi, en accord avec les plus hautes autorités de l’église, j’avais décidé de réaliser cet enlèvement. Comme je m’y attendais, la sauvageonne était possédée par un démon, qui devait être d’un puissance terrible. En étudiant les vieux grimoires de l’abbaye, je finis par découvrir la nature de cette malédiction, dite « malédiction infernale » car provenant d’un démon des abysses :
Que tous ceux qui demain ou naguère
Un jour ou l'autre m'assassinèrent
Par ta lame retournent en enfer
Et qu'ainsi soit vengée ta mère
L’explication était limpide : cette fille essayait de tuer tous ceux et celle qui avaient participer à l’exécution de sa mère. Avant de mourir, sa mère avait du lancer cette malédiction.
Demain, je tenterais d’exorciser la fille, afin de délivrer le monde de ce lourd fardeau. La tâche étant difficile, je compte demander de l’aide au frère Damien, qui est le plus grand expert de l’église concernant les démons des abysses.
Le livre se terminait ainsi...
La suite, Frère Damien s’en souvenait très bien car il en était le principal acteur. Il avait vite deviné qui était la mère et il comprit tout de suite l’intérêt que l’église pouvait tirer de cette affaire. Plutôt que d’exorciser la fille, ce qui risquait d’ailleurs de la tuer, mieux valait modifier subtilement la malédiction, afin qu’elle ne s’adresse qu’aux membres des autres royaumes et non plus sur les albionais. Malheureusement, Frère Mercier était trop « droit » pour accepter une telle solution. A matines, profitant qu’il était seul avec Frère Mercier, il le poussa du haut du clocher.
Il revint ensuite dans la cellule ou croupissait la gamine, et reformula la malédiction :
Que ceux de contrées étrangères
qui aux abysses m'assassinèrent
Par ta lame retournent en enfer
Et qu'ainsi soit vengée ta mère
Puis il ouvrit la porte de la cellule et la laissa s’enfuir dans la nuit. « Shaarilla » : c’était ce qui lui avait ouvert les yeux. Le nom de la fille était « Shaarilla » ce qui dans le langage des démons des abysses signifie : « Celle qui boit la vie ». Ceci expliquait les visages de ceux qu’elle avait assassiné. Sa mère devait se repaître de ces vies à chaque assassinat. Il prit le livre et le jeta dans la cheminée ou il se consuma rapidement.
Alors que l’enterrement de frère Mercier se terminait, un jeune luri du nom de Morteplume sortait de son TP au val de quartz, allant rejoindre ses troupes qui assiégeaient le fort détenu par les albionais depuis une semaine. Avant qu’il ne puisse réagir, la lame le frappa dans le dos distillant le poison dans ses veines. Au moment de mourir, il eut l’impression que son âme lui échappait et un rictus atroce figea son visage.
Au même moment, dans les profondeurs des abysses, la princesse Nahémah rota, satisfaite et repue par le repas que venait de lui offrir sa fille Shaarilla. Un jour, elle lui parlerait de son père, Roland de Percicour...
Désormais, elfes, luri, troll ou viking, si vous avez porté un coup sur la princesse Nahémah, la malédiction implacable vous rattrapera, et la fine lame de Shaarilla boira votre âme, pour le plus grand bonheur de sa mère...
« Mes chers frères, nous voici tous réunis pour prier pour notre frère, tragiquement décédé lors d ‘une chute dans notre Eglise de Vetusta. Frère Mercier était un exemple pour notre Eglise et fut sans aucun doute l’un des plus grand exorciste... »
Assis au premier rang des moines, frère Damien ne put retenir une larme. Il se souvint de la première fois qu’il avait discuté avec frère Mercier, lorsque ce dernier lui avait montré le livre : sa couverture en cuir s’ornait d’un titre en lettre de sang « La malédiction infernale ». Ce livre, écrit par frère Mercier, racontait les délires d'une jeune fille possédée par les démons, lors des séances d'exorcisme qu’il avait réalisées. Frère Damien se souvenait parfaitement des passages ou la fille décrivait dans sa folie des choses abjectes et inquiétantes :
Chapitre 1 :
Parvenu au summum de la jouissance, un râle d'extase s'échappa des lèvres du Paladin Roland de Percicour. Il se laissa tomber sur le lit à coté de la jeune fille qui venait de lui offrir son corps et de lui faire vivre des ébats d'une telle intensité qu'il en était fourbu et repu, lui qui se croyait insatiable dans ce domaine. Rassemblant ses esprits, il promena son regard sur la chambre de la bougresse et soudain un flash lui traversa l'esprit : que faisait-il la ? N'était-il pas parti il y a quelques heures avec trois compagnons dans les abysses pour détruire.... Sa tête lui semblait lourde et il avait du mal a rassembler ses pensées... Soudain les murs de la chambres semblèrent vaciller, de même que l'ensemble du décor... Il ne voyait plus qu'une immense caverne, le lit douillet n'était plus qu'un amoncellement des restes des cadavres de ses trois compagnons. Sombrant à moité dans la folie, il tourna la tête vers la gamine a côté de lui, et la vit nue, encore maculée des restes de leur nuit orgiaque, deux grandes ailes violettes plantées dans le dos.
"Nahemah..."
Il n'eut pas le temps d'en dire plus, la lourde hache décapitant sa tête et l'envoyant rouler dans la pièce, telle un fétu de paille. Nahémah émit un semblant de sourire...
Chapitre 2 :
Le chevalier Gontrand de Parmilles enjamba le cadavre du jeune thaumaturge, dont l’expression du visage traduisait un sentiment d’horreur indicible. C’était déjà le cinquième cadavre qu’ils avaient trouvé dans le jardin bordant cette petite demeure. Après une brève hésitation, il abaissa le bras, donnant le signal convenu pour l’attaque. Aussitôt les 8 paladins investirent la petite demeure. Gontrand défonça la porte donnant sur la cave et réalisa au même moment qu’il était en danger. Il n’eut pas le temps de se retourner, une fine lame se plongeant dans le défaut de son armure à plaque. Il poussa un rugissement « Argh.. elle m’a eut... A moi les braves... » mais déjà le poison faisait effet et engourdissait son corps, réduisant sa force et sa constitution et l’empêchant d’agir. Les autres paladins accoururent à son secours et parvinrent non sans mal à maîtriser son agresseur. C’était une jeune adolescente toute de noir vêtue qui hurlait des mots inconnus et dont le regard exprimait un mélange de haine et de folie à vous glacer le sang.
Les hommes chargèrent la fille dans la charrette, et, ayant vérifié que le blessures du chevalier Gontrand de Parmilles ne menaçaient pas sa vie, se dirigèrent vers l’église de Vetusta, ou Je (Frère Mercier) les attendaient, ayant commandité cet enlèvement.
Chapitre 3 :
Après trois jours d’interrogatoires et d’exorcisme, je parvint enfin à dénouer les fils de cette intrigue. Depuis 2 ans, une centaine de jeunes albionais avaient été frappés à mort, le plus souvent par une fine lame empoisonnée, avec comme point commun ce sentiment d’horreur sur leur visage et l’extrême blancheur de leur visage, comme si leur sang avait été ôté de leur corps. Tout semblait indiquer que cette jeune albionaise était responsable de ces crimes odieux : c’est pourquoi, en accord avec les plus hautes autorités de l’église, j’avais décidé de réaliser cet enlèvement. Comme je m’y attendais, la sauvageonne était possédée par un démon, qui devait être d’un puissance terrible. En étudiant les vieux grimoires de l’abbaye, je finis par découvrir la nature de cette malédiction, dite « malédiction infernale » car provenant d’un démon des abysses :
Que tous ceux qui demain ou naguère
Un jour ou l'autre m'assassinèrent
Par ta lame retournent en enfer
Et qu'ainsi soit vengée ta mère
L’explication était limpide : cette fille essayait de tuer tous ceux et celle qui avaient participer à l’exécution de sa mère. Avant de mourir, sa mère avait du lancer cette malédiction.
Demain, je tenterais d’exorciser la fille, afin de délivrer le monde de ce lourd fardeau. La tâche étant difficile, je compte demander de l’aide au frère Damien, qui est le plus grand expert de l’église concernant les démons des abysses.
Le livre se terminait ainsi...
La suite, Frère Damien s’en souvenait très bien car il en était le principal acteur. Il avait vite deviné qui était la mère et il comprit tout de suite l’intérêt que l’église pouvait tirer de cette affaire. Plutôt que d’exorciser la fille, ce qui risquait d’ailleurs de la tuer, mieux valait modifier subtilement la malédiction, afin qu’elle ne s’adresse qu’aux membres des autres royaumes et non plus sur les albionais. Malheureusement, Frère Mercier était trop « droit » pour accepter une telle solution. A matines, profitant qu’il était seul avec Frère Mercier, il le poussa du haut du clocher.
Il revint ensuite dans la cellule ou croupissait la gamine, et reformula la malédiction :
Que ceux de contrées étrangères
qui aux abysses m'assassinèrent
Par ta lame retournent en enfer
Et qu'ainsi soit vengée ta mère
Puis il ouvrit la porte de la cellule et la laissa s’enfuir dans la nuit. « Shaarilla » : c’était ce qui lui avait ouvert les yeux. Le nom de la fille était « Shaarilla » ce qui dans le langage des démons des abysses signifie : « Celle qui boit la vie ». Ceci expliquait les visages de ceux qu’elle avait assassiné. Sa mère devait se repaître de ces vies à chaque assassinat. Il prit le livre et le jeta dans la cheminée ou il se consuma rapidement.
Alors que l’enterrement de frère Mercier se terminait, un jeune luri du nom de Morteplume sortait de son TP au val de quartz, allant rejoindre ses troupes qui assiégeaient le fort détenu par les albionais depuis une semaine. Avant qu’il ne puisse réagir, la lame le frappa dans le dos distillant le poison dans ses veines. Au moment de mourir, il eut l’impression que son âme lui échappait et un rictus atroce figea son visage.
Au même moment, dans les profondeurs des abysses, la princesse Nahémah rota, satisfaite et repue par le repas que venait de lui offrir sa fille Shaarilla. Un jour, elle lui parlerait de son père, Roland de Percicour...
Désormais, elfes, luri, troll ou viking, si vous avez porté un coup sur la princesse Nahémah, la malédiction implacable vous rattrapera, et la fine lame de Shaarilla boira votre âme, pour le plus grand bonheur de sa mère...